Chroniques formatives
Faut-il se moquer des MOOC ?
Les Massive Open Online Courses (MOOC) ont fait leur apparition, particulièrement avec le leader dans ce domaine l’Université de Stanford qui utilise le MOOC comme outil de sa stratégie mondiale. La formation va-t-elle devenir gratuite et certifiante ? Et comment concevoir ce nouveau modèle économique ? Le MOOC touche pour l’instant que la formation initiale mais il serait étroit d’imaginer que cela ne va pas toucher les entreprises, alors que faire des MOOC ? Faut-il s’en moquer ? Lire la suite de cette entrée »
Les Massive Open Online Courses (MOOC) ont fait leur apparition, particulièrement avec le leader dans ce domaine l’Université de Stanford qui utilise le MOOC comme outil de sa stratégie mondiale. La formation va-t-elle devenir gratuite et certifiante ? Et comment concevoir ce nouveau modèle économique ? Le MOOC touche pour l’instant que la formation initiale mais il serait étroit d’imaginer que cela ne va pas toucher les entreprises, alors que faire des MOOC ? Faut-il s’en moquer ? Lire la suite de cette entrée »
La formation doit-elle être sympa?
La formation est ludique, la formation est sympa, la formation est fun ceci semble une telle évidence dans le monde de l’homo festivus que la question inverse ne semble pas possible, peut-on imaginer une formation non sympa ? Tout le monde doit être sympa, c’est une loi de la nouvelle société. Mais comment ne pas céder à cette injonction sans être cynique ? Alors sympa ou non sympa ? Lire la suite de cette entrée »
La formation est ludique, la formation est sympa, la formation est fun ceci semble une telle évidence dans le monde de l’homo festivus que la question inverse ne semble pas possible, peut-on imaginer une formation non sympa ? Tout le monde doit être sympa, c’est une loi de la nouvelle société. Mais comment ne pas céder à cette injonction sans être cynique ? Alors sympa ou non sympa ? Lire la suite de cette entrée »
La formation fait-elle du sport?
Le monde du sport est, depuis le milieu du 19ème siècle, entré massivement dans notre vie comme un modèle de société. Aujourd’hui le sport devient une école de vie. Le sport est créateur de champions capables de dépasser individuellement et collectivement les objectifs, les records qui ont été établi précédemment. La formation aurait-elle intérêt à devenir une école de champions ? Et finalement, ne serait-il pas bon de copier les modèles issus du sport ?
La formation est confrontée à des problématiques de talents, de hauts potentiels, de recherches de performances dans un environnement assez proche de celui du monde du sport. Assez proche ne signifie pas similaire. Certains objecteraient que le monde du sport utilise le corps pour assoir ses performances là où le monde de l’entreprise utilise essentiellement les performances psychiques. La place du physique dans la valeur ajoutée des entreprises occidentales est en forte baisse au profit d’une intellectualisation des fonctions. Or, si l’on suit les champions sportifs chacun reconnait que leurs performances dépendent à 70/80%, voire 90% du mental. L’entreprise comme le sport sont donc sur la même planète. Il s’agit de sortir de chaque épreuve par le haut. Alors comment se construire un mental de vainqueur ?
Hubert Ripoll auteur du « Mental des champions » (2008) prend l’exemple de la douleur. La douleur est une information transmise par le système nerveux. Le cerveau va alors développer une stratégie pour traiter cette information : soit il développe un processus d’activation qui donne une surimportance à l’information initiale ; soit il développe un processus inhibiteur qui réduit l’importance de la douleur. En fonction de sa stratégie, le champion aura plus ou moins de facilité à dépasser l’épreuve initiale. Alors, comment construire la bonne stratégie ? Comment apprendre à bien penser ?
La question n’est pas nouvelle et la réponse encore moins. Pour construire ce mental de vainqueur, il y a 2 composantes classiquement : la dimension individuelle et la dimension collective.
Sans rentrer dans des débats trop calibrés, on pourrait dire qu’individuellement, il s’agit de nourrir l’égo de chaque individu, ce que Jean Claude Kaufman appelle « la société égotique » qui consiste à permettre à chacun de faire de sa vie une aventure individuelle. Mais la notion d’égo n’a de sens que comparativement et forcément elle ne s’inscrit que dans une dimension collective. Le deuxième volet consiste à recréer du lien autour d’une envie partagée afin que chacun avec comme référentiel soi ou le groupe ai envie d’aller au-delà de ses limites. Une culture de la performance. Quelle histoire veut-on raconter ? Comment rendre des collaborateurs fiers de leur travail tout particulièrement lorsque l’on est dans un monde où l’incertitude devient valeur dominante ? Moins l’on sait où l’on doit aller plus il est nécessaire d’inventer une ambition qui puisse galvaniser l’ensemble de l’équipe.
Tout le travail de la formation devient alors d’écrire cette ambition et d’entraîner ses compétiteurs pour qu’ils soient prêts à faire face aux épreuves. Savoir créer des lignes d’arrivée pour que chacun soit individuellement et/ou collectivement vainqueur. Comme quoi la formation a beaucoup à apprendre du sport mais pour l’intégrer dans le cœur de son ingénierie cela promet du sport…
Stéphane DIEBOLD, TEMNA
Paris, le 05 janvier 2013, publié par Formguide
Le monde du sport est, depuis le milieu du 19ème siècle, entré massivement dans notre vie comme un modèle de société. Aujourd’hui le sport devient une école de vie. Le sport est créateur de champions capables de dépasser individuellement et collectivement les objectifs, les records qui ont été établi précédemment. La formation aurait-elle intérêt à devenir une école de champions ? Et finalement, ne serait-il pas bon de copier les modèles issus du sport ?
La formation est confrontée à des problématiques de talents, de hauts potentiels, de recherches de performances dans un environnement assez proche de celui du monde du sport. Assez proche ne signifie pas similaire. Certains objecteraient que le monde du sport utilise le corps pour assoir ses performances là où le monde de l’entreprise utilise essentiellement les performances psychiques. La place du physique dans la valeur ajoutée des entreprises occidentales est en forte baisse au profit d’une intellectualisation des fonctions. Or, si l’on suit les champions sportifs chacun reconnait que leurs performances dépendent à 70/80%, voire 90% du mental. L’entreprise comme le sport sont donc sur la même planète. Il s’agit de sortir de chaque épreuve par le haut. Alors comment se construire un mental de vainqueur ?
Hubert Ripoll auteur du « Mental des champions » (2008) prend l’exemple de la douleur. La douleur est une information transmise par le système nerveux. Le cerveau va alors développer une stratégie pour traiter cette information : soit il développe un processus d’activation qui donne une surimportance à l’information initiale ; soit il développe un processus inhibiteur qui réduit l’importance de la douleur. En fonction de sa stratégie, le champion aura plus ou moins de facilité à dépasser l’épreuve initiale. Alors, comment construire la bonne stratégie ? Comment apprendre à bien penser ?
La question n’est pas nouvelle et la réponse encore moins. Pour construire ce mental de vainqueur, il y a 2 composantes classiquement : la dimension individuelle et la dimension collective.
Sans rentrer dans des débats trop calibrés, on pourrait dire qu’individuellement, il s’agit de nourrir l’égo de chaque individu, ce que Jean Claude Kaufman appelle « la société égotique » qui consiste à permettre à chacun de faire de sa vie une aventure individuelle. Mais la notion d’égo n’a de sens que comparativement et forcément elle ne s’inscrit que dans une dimension collective. Le deuxième volet consiste à recréer du lien autour d’une envie partagée afin que chacun avec comme référentiel soi ou le groupe ai envie d’aller au-delà de ses limites. Une culture de la performance. Quelle histoire veut-on raconter ? Comment rendre des collaborateurs fiers de leur travail tout particulièrement lorsque l’on est dans un monde où l’incertitude devient valeur dominante ? Moins l’on sait où l’on doit aller plus il est nécessaire d’inventer une ambition qui puisse galvaniser l’ensemble de l’équipe.
Tout le travail de la formation devient alors d’écrire cette ambition et d’entraîner ses compétiteurs pour qu’ils soient prêts à faire face aux épreuves. Savoir créer des lignes d’arrivée pour que chacun soit individuellement et/ou collectivement vainqueur. Comme quoi la formation a beaucoup à apprendre du sport mais pour l’intégrer dans le cœur de son ingénierie cela promet du sport…
Stéphane DIEBOLD, TEMNA
Paris, le 05 janvier 2013, publié par Formguide
Savoir n’est pas apprendre
On a parlé de l’économie du savoir, c’est dire l’importance que l’on accorde au savoir. On a parlé d’une nouvelle façon d’apprendre, avec le fameux apprendre à apprendre, comme nécessité sociétale. Alors que penser de savoir et d’apprendre ? Synonymes, contraires, ou quoi ? Philippe Meirieu ouvre la voie avec « savoir n’est pas apprendre », on pourrait ajouter apprendre n’est pas savoir… de quoi parle-t-on au juste ? Lire la suite de cette entrée »
On a parlé de l’économie du savoir, c’est dire l’importance que l’on accorde au savoir. On a parlé d’une nouvelle façon d’apprendre, avec le fameux apprendre à apprendre, comme nécessité sociétale. Alors que penser de savoir et d’apprendre ? Synonymes, contraires, ou quoi ? Philippe Meirieu ouvre la voie avec « savoir n’est pas apprendre », on pourrait ajouter apprendre n’est pas savoir… de quoi parle-t-on au juste ? Lire la suite de cette entrée »
Faut-il mettre l’attention sous tension ?
Michael Posner a élaboré, il y a 30 ans une théorie de l’attention qui aujourd’hui connaît une forte notoriété. L’attention a un statut de super star puisqu’on la qualifie de vecteur de valeur, on parle même d’une économie de l’attention comme cœur de l’économie de demain. Il est donc légitime de mettre sous tension l’attention pour voir en quoi elle est créatrice de valeur. Et la formation, doit-elle faire attention à l’attention ? Lire la suite de cette entrée »
Michael Posner a élaboré, il y a 30 ans une théorie de l’attention qui aujourd’hui connaît une forte notoriété. L’attention a un statut de super star puisqu’on la qualifie de vecteur de valeur, on parle même d’une économie de l’attention comme cœur de l’économie de demain. Il est donc légitime de mettre sous tension l’attention pour voir en quoi elle est créatrice de valeur. Et la formation, doit-elle faire attention à l’attention ? Lire la suite de cette entrée »
L’avenir est-il dans Twitter ?
Bon nombre de personne est d’accord pour dire que Twitter rend idiot, pour reprendre le thème de l’article de Nicolas Carr. Tout le monde est tellement d’accord que finalement il est intéressant d’aller voir si effectivement Twitter est un réducteur de pensées. On dit souvent que Twitter est l’avenir de l’information, alors qu’en est-il de la formation ? Twitter va-t-il atteindre le monde de la formation ou la formation est-elle hors du monde de l’IT ? Lire la suite de cette entrée »
Bon nombre de personne est d’accord pour dire que Twitter rend idiot, pour reprendre le thème de l’article de Nicolas Carr. Tout le monde est tellement d’accord que finalement il est intéressant d’aller voir si effectivement Twitter est un réducteur de pensées. On dit souvent que Twitter est l’avenir de l’information, alors qu’en est-il de la formation ? Twitter va-t-il atteindre le monde de la formation ou la formation est-elle hors du monde de l’IT ? Lire la suite de cette entrée »
Sauvons les contenus
Quand on parle de contenu, traditionnellement, on entend communication ou marketing. La problématique du contenu serait alors comment marketer la formation, comment trouver un moyen pour capter l’attention et transmettre le savoir. Sauvé des contenus revient-il à savoir communiquer ce que l’on a à dire ? Le savoir ne trouverait-il pas sa valeur dans le faire savoir ? Les contenus sont-ils le vrai problème ou un simple dommage collatéral ? Lire la suite de cette entrée »
Quand on parle de contenu, traditionnellement, on entend communication ou marketing. La problématique du contenu serait alors comment marketer la formation, comment trouver un moyen pour capter l’attention et transmettre le savoir. Sauvé des contenus revient-il à savoir communiquer ce que l’on a à dire ? Le savoir ne trouverait-il pas sa valeur dans le faire savoir ? Les contenus sont-ils le vrai problème ou un simple dommage collatéral ? Lire la suite de cette entrée »
La scopophilie est-elle un nouvel outil pédagogique ?
La scopophilie ou pulsion scopique est la réaction à l’image, le choc des images ou pour le dire plus simplement le plaisir que l’on prend à regarder. Le choc des images favorise le poids des mots. L’image devient un vecteur de transmission de plus en plus percutant. Comment utiliser cette pulsion scopique dans la pédagogie des entreprises ? Et, comment éviter que l’apprenant ne devienne qu’un voyeur apprenant ? Qu’est-ce qu’il est possible de faire ?
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La scopophilie ou pulsion scopique est la réaction à l’image, le choc des images ou pour le dire plus simplement le plaisir que l’on prend à regarder. Le choc des images favorise le poids des mots. L’image devient un vecteur de transmission de plus en plus percutant. Comment utiliser cette pulsion scopique dans la pédagogie des entreprises ? Et, comment éviter que l’apprenant ne devienne qu’un voyeur apprenant ? Qu’est-ce qu’il est possible de faire ?
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