Archive pour juin 2011
La création va-t-elle être libérée ?
La création est un bien trop rare pour qu’on puisse la laisser à n’importe qui. C’est sans doute en ces termes que l’on peut penser la politique du copyright. Il s’agit de protéger celui qui crée pour lui permettre de faire valoir son droit s’il le désire. Douglas North a présenté, dans la théorie des droits de propriété, le faite que cette protection des droits est au cœur même des révolutions industrielles. Le droit permet la taxe, et ainsi la rémunération du créateur de contenus. Et dans ce cadre, en 2001, l’Université de Stanford crée les Creative commons, pour construire les fondements de la révolution industrielle de demain… mais concrètement qu’est-ce que cela change ? Lire la suite de cette entrée »
La création est un bien trop rare pour qu’on puisse la laisser à n’importe qui. C’est sans doute en ces termes que l’on peut penser la politique du copyright. Il s’agit de protéger celui qui crée pour lui permettre de faire valoir son droit s’il le désire. Douglas North a présenté, dans la théorie des droits de propriété, le faite que cette protection des droits est au cœur même des révolutions industrielles. Le droit permet la taxe, et ainsi la rémunération du créateur de contenus. Et dans ce cadre, en 2001, l’Université de Stanford crée les Creative commons, pour construire les fondements de la révolution industrielle de demain… mais concrètement qu’est-ce que cela change ? Lire la suite de cette entrée »
Mémoire
La mémoire est souvent considérée comme un stock, un espace de capitalisation. Tel n’a pas toujours été le cas : l’Antiquité voyait dans la mémoire, Mnémosyne, la mère des muses de la connaissance, ce que Cicéron résumait par la formule « la mémoire est la salle au trésor de toutes les choses ». Il y a quelque chose de magique dans la mémoire. Le Moyen-Age utilisait la mémoire comme un outil incontournable de la chose publique. Les troubadours chantaient les louanges des guerriers et de l’amour, ils apprenaient des textes par cœur pour les retranscrire au mot près. L’imprimerie mettra fin à cette nécessité sociale et la mémoire deviendra un outil qui tombera dans l’oubli. C’est seulement avec le milieu du XXème siècle que la mémoire retrouve son actualité avec l’informatique, la cognition et les neurosciences. La mémoire est réduite à un processus de stockage et de restitution de l’information. Ce paradigme de la mémoire interroge, s’il s’agit seulement de mémoire stock, les outils informatiques de type Smartphone ne pourraient-ils pas être des substituts légitimes ? La mémoire de l’homme peut-elle être une simple duplication de la mémoire machine ? Lire la suite de cette entrée »
La mémoire est souvent considérée comme un stock, un espace de capitalisation. Tel n’a pas toujours été le cas : l’Antiquité voyait dans la mémoire, Mnémosyne, la mère des muses de la connaissance, ce que Cicéron résumait par la formule « la mémoire est la salle au trésor de toutes les choses ». Il y a quelque chose de magique dans la mémoire. Le Moyen-Age utilisait la mémoire comme un outil incontournable de la chose publique. Les troubadours chantaient les louanges des guerriers et de l’amour, ils apprenaient des textes par cœur pour les retranscrire au mot près. L’imprimerie mettra fin à cette nécessité sociale et la mémoire deviendra un outil qui tombera dans l’oubli. C’est seulement avec le milieu du XXème siècle que la mémoire retrouve son actualité avec l’informatique, la cognition et les neurosciences. La mémoire est réduite à un processus de stockage et de restitution de l’information. Ce paradigme de la mémoire interroge, s’il s’agit seulement de mémoire stock, les outils informatiques de type Smartphone ne pourraient-ils pas être des substituts légitimes ? La mémoire de l’homme peut-elle être une simple duplication de la mémoire machine ? Lire la suite de cette entrée »



